vendredi 27 février 2015

Avec des crayons, on fait aussi de la merde - étude de cas n°1

Ce matin, alors que je glandouillais du fond de mon lit, terrassée par une rhino pouet infectieuse qui me fait morver de la colle à bois, j'ouvrai Twitter, et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je tombai là-dessus 



Bon en fait, j'ai pas été surprise du tout mais j'avais envie de faire un subtil effet de style. 
Non, je n'ai pas été surprise car Xavier Gorce, l'auteur de ce dessin, est un habitué de la réflexion de comptoir mise en traits, parce que Monsieur sait faire des petits mickeys, et apparemment cela lui donne la légitimité de s'exprimer sur tous les sujets, même ceux au sujet desquels il n'a semble-t-il aucun élément, si ce n'est ses représentations de daube.

Tu sais Xavier Gorce, il existe des associations, des expert-e-s, des chercheur-e-s, des tas de gens très bien qui ont travaillé des années sur la dynamique de domination au sein du couple. 
Il existe des travailleurs sociaux, des associations, des flics, des personnels de santé, qui accueillent ces personnes victimes de violence tous les jours, constatent les ravages des violences, tentent de les accompagner, parfois avec succès, parfois non, vers la sortie.
Et puis il y a les victimes, les plus importantes, qui luttent pendant des années contre leur conjoint violent, contre leur environnement, contre les institutions, pour la trouver cette sortie, qui n'est pas évidente du tout, parce qu'il n'y a que dans les films d'espionnage que tu te barres du jour au lendemain avec tes gosses pour refaire ta vie sous une nouvelle identité sur la côte d'Azur.

Et toi, tu te ramènes, avec ta chope de Picon Bière ton crayon, et tu résouds en quatre cases ce que des milliers de personnes s'échinent à résoudre tant bien que mal depuis des années. 

Allez mec, t'as bien craché à la gueule de tout ce monde là, retourne au fond de la salle avec Dédé et mettez le monde en bouteille, mais ne nous exposez pas à vos trouvailles de génie incompris.