jeudi 3 juillet 2014

J'ai pas trouvé de titre

Quand j'ai fichu mon bulletin "Hollande" dans l'urne, je ne faisais que choisir la grippe carabinée avec une légère chiasse crémeuse, au lieu de la peste. Le truc qui te gêne, mais au moins t'en crèves pas.

Quand j'ai glissé le bulletin Front de Gauche aux législatives, et que le camarade coco s'est retiré au profit du socialiste au 2ème tour, je me suis dit que bon, on avait quand même un député de gauche, que ça irait, que des choses pourraient avancer. Même que quand j'ai vu que le Parlement était à gauche, j'ai pensé que les choses avanceraient un peu, pas beaucoup, mais un peu quoi.


Fast forward 2014, on s'est pris quelque scuds dans la gueule quand même. Je pensais vraiment pas que les socialistes étaient aussi  bons en moonwalk.

La création d'un Ministère des Droits des Femmes était un bon signe. Quand tu fais du féminisme (oui y en a qui font de la Zumba, moi je fais du féminisme et  je peux soulever quelques tonnes avec mon clitoris, à défaut d'avoir un cul en béton armé) , une des premières choses que tu apprends est que l'indépendance économique est un facteur d'émancipation. Ben tu sais quoi? Le Ministère des Droits des Femmes a pas une thune, Jean-Marc et Manuel ont préféré investir dans des petits fours pour filer à bouffer à Gattaz quand il vient faire une résidence à l'Elysée ou à Matignon.

Du coup, Vallaud-Belkacem, la pauvre, compte sur les deniers du cousin de l'éducation nationale, les ABCD toussa. Et bim! dans ta face, parler d'égalité aux chiards est un concept trop subversif, on va faire autre chose eeeeeuuuuuuh *et là Hamon a réfléchi très très vite* former  les profs dans le cadre d'une formation des profs qui est déjà inexistante, puis leur laisser le loisir de choisir s'il veulent en parler à leurs élèves ou pas.

Contrairement à ce qu'il veulent nous faire croire, "on va faire mieux avec moins" et toutes ces conneries, ils viennent, tous, de rendre l'éducation à l'égalité optionnelle, alors qu'on parlait depuis des lustres de la rendre obligatoire, incontournable, parce que l'urgence est quand même là, de ne pas avoir des enfants bourreaux ou victimes qui donneront des adultes bourreaux ou victimes, mais des enfants respectueux des autres qui deviendront des adultes à l'avenant.

Pendant que ce sujet est mis au placard, on précarise à tour de bras.
Les subventions des associations d'aide aux victimes de violences conjugales sont coupées à tous les niveaux alors que la lutte contre les violences faites aux femmes est déclarée "Grande cause nationale/régionale/mon cul sur la commode"

Les travailleurs et travailleuses, les chômeurs et chômeuses, les retraité-e-s, doivent faire des efforts (et là on parle plus de zumba) pour engraisser des patrons qui n'hésitent pas à mettre leur capitaux hors de France pour ne pas participer à l'effort de redistribution.

Là-haut, on ne fait plus rien pour nous. 

Je ne souhaite pas sur ce blog parler de ce que je fais dans la vraie vie, dans mon mandat d'élue à l'égalité ou dans l'associatif, mais localement, on se démène, et doucement on crève de devoir compenser leurs conneries.