jeudi 11 mai 2017

[PODCAST] Loubia Connection Le Seum Edition - l'IVG c'est sacré!

Loubia Connection, le podcast - Épisode n°09 avec le SEUM des MEUFS : L'IVG, c'est sacré!






Avec Sophie, Leila, Roxane et Sofia



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Références :

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samedi 15 avril 2017

Loubia Connection le Podcast n°8 - Le SEUM EDITION


Loubia Connection, le podcast

Épisode n°08 avec le SEUM des MEUFS : Les Mascus de la Forêt

Avec Sophie, Alexia, Roxane, Sofia


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Extraits :








mercredi 1 mars 2017

Tout ça ne Meklat pas (jeu de mot sponsorisé par... non personne n'a accepté de sponsoriser)

Je connais pas bien Mehdi Meklat et Badroudine Said Abdallah.

Quand je dis que je connais pas bien, ça veut dire que je ne les ai jamais lus ou écoutés.

Quand j'ai lu des tweets de Marcelin Deschamps sur Twitter, en sachant que c'était Mehdi Meklat, issu du Bondy Blog, ben je l'ai nexté, mis direct dans la catégorie "troll sexiste et raciste des internets, intérêts divergents". Son arabité, son origine de quartiers populaires comme moi ne sont pas entrées en ligne de compte. Pour moi, c'était un connard comme les autres, comme le troll lambda ou comme n'importe quel mec un peu connu qui dès qu'il le peut chie à la gueule des minorités, et dans le cas qui nous occupe, des minorités qui ne sont pas la sienne.

De la même manière que le Bondy Blog abritait des gens comme ça, Libération abrite des Luc Le Vaillant qui se posent là question racisme et sexisme à longueur de colonnes, et cela n'empêche pas que je lise ces media, tout en déplorant qu'ils ne fassent pas un peu le ménage dans leurs rangs de temps en temps. 

Puis l'affaire. Wow. On découvre qu'un mec peut être sexiste, antisémite, homophobe. Quelle nouvelle. Je sais pas où vous avez dormi ces dernières décennies mais voir les media découvrir l'eau chaude était bien marrant. 

Puis Meklat tente une Houellebecq. Oui mais c'est pas moi c'est un personnage. Comme Houellebecq qui nous explique que non ce n'est pas lui le pervers de ses bouquins. Que non, il n'insinue rien sur les Musulmans de France quand il écrit Soumission, que c'est un exercice de style, une fiction.

Alors pour moi, quand Meklat tente une Houellebecq, il entre (en plus d'être une merde) au Panthéon des abrutis encensés par l'élite culturelle, qui peuvent se permettre de se faire des films (en l’occurrence des écrits mais ne me gâche pas mon expression des années 90) sur le dos des gens. Parce que les gars qui t'ont retweeté ou qui ont lu tes bouquins, je suis pas sure qu'ils se disait "ouh la la mais quel second degré délicieux, quel sens de la fiction". Avec ton personnage (lol), tu as entériné des théories haineuses, donné du grain à moudre à l'oppression. 

Mais quand Meklat tente une Houellebecq, bizarrement ça ne fonctionne pas. Je trouve intéressant de chercher à comprendre pourquoi. Pourquoi c'est plus grave qu'un arabe des banlieues se comporte comme une merde, pendant que le monsieur de souche, ben ça va, on lui file même des Goncourt didonc.

Je trouve aussi intéressant de chercher à comprendre ce qu'on attend de nous autres arabes de banlieue. On m'a demandé ce que je pensais de cette affaire, comme si je connaissais le mec personnellement. On m'a refusé le droit de considérer ce mec comme un autre mec, le mettre dans la case "intérêts divergents, avec qui je n'ai rien à faire". 

On a refusé de laisser le bénéfice du doute à ce jeune homme, parce qu'avant d'être un parvenu de la culture, il reste un arabe des banlieues, alors que le bénéfice du doute, on le laisse toute l'année à des tas de racistes qui ne peuvent pas être racistes puisqu'on vous dit qu'il ne sont pas racistes. (tu peux remplacer le terme "raciste" par "sexiste" ou "homophobe")

On nous refuse le bénéfice du doute, la liberté de conscience, parce qu'il y a forcément un lien entre nous tous arabes des banlieues.

mardi 23 août 2016

C'est déjà demain

Aujourd'hui, un media relate la verbalisation d'une femme sur une plage publique par la police, parce que portant un hijab et un pantalon, sa tenue n'était pas conforme "à la laïcité et aux bonnes moeurs", selon l'arrêté pris par le maire, et selon l'appréciation des policiers qui l'ont invitée à quitter la plage ou à changer de tenue (c'est à dire à moins se couvrir) et l'ont finalement verbalisée.

J'ai le regret de dire que je ne suis pas étonnée.

Je suis aussi soulagée de voir que des personnes qui pensaient qu'on n'en était pas encore là réalisent que si, on en est là.

Je suis aussi inquiète d'entendre ces mêmes personnes se demander "si on en est là, quid de demain?", parce que ça veut dire qu'elles ont vraiment été aveugles toutes ces années, ou que jusque là, le racisme et l'islamophobie étaient acceptables dans leurs manifestations diverses.

Demain, on y est depuis des années déjà.

On y est depuis qu'on invente des lois d'exception pour enfoncer une partie de la population.

On est demain depuis que les gens dans le métro me regardent chelou quand je ne parle pas français au téléphone. 

On y est depuis que des structures et organisations publiques ou privées pondent des arrêtés ou des règlements en contradiction avec la loi, et regardent si l’État conteste ces arrêtés et ces pratiques. Et comme l’État ne les conteste pas, voire les reçoit positivement , les arrêtés et règlements deviennent valides, et deviennent eux-mêmes légitimes à voir leurs principes inscrits dans la loi.

On est demain depuis longtemps.

Ce demain où l'on considère que la loi ne doit pas s'appliquer de la même manière pour tout-e-s, et où une partie de la population identifie l'autre comme une menace (français vs étrangers ou assimilés, étrangers en situation régulières vs sans papiers, athées vs religieux, pas pauvres vs pauvres, vieux vs jeunes etc) grâce à une habile construction politique et médiatique, et qu'elle est prête à justifier les injustices tant qu'elle n'en est pas la cible.

On est demain depuis que le soupçon, le fantasme et la rumeur ont pris le pas sur les faits et la loi, influant souvent sur cette dernière.

On est demain depuis qu'un même vêtement n'a pas la même signification selon qui le porte.

On est demain depuis qu'on préfère fantasmer ce que les gens pourraient faire de mal et les opprimer préventivement sur la base de cette préoccupation.

On y est depuis que les mouvements politiques et militants qui se veulent progressistes ont le progressisme sélectif.


On est demain depuis qu'une agression est plus ou moins acceptable selon qui est agressé.

On est demain depuis longtemps.

Ce n'est plus le moment d'imaginer les pires choses et de se rassurer en se disant qu'on n'y est pas encore, car on y est. On ne peut plus penser repousser le pire en se contentant d'espérer qu'il ne viendra pas.

Alors qu'est-ce qu'on fait?

jeudi 28 juillet 2016

Un travail doit être fait. Par qui?

Au détour d'une conversation lue sur les réseaux sociaux , j'ai été frappée (comme à chaque fois que je l'entends ou la lis) par cette phrase écrite par un mec qui a l'air un peu sensibilisé à des trucs (je sais pas exactement à quoi, mais je me dis qu'il y a une petite étincelle qui ne demande qu'à devenir un grand feu de joie comme dans Will Hunting où le gars a la bosse des maths au début mais en fait c'est un grand génie laissez moi avec mes illusions)  :

Attention, comme d'habitude accroche toi à ton slip ça va décoiffer d'originalité

lundi 20 juin 2016

Gynécall Of Duty

Tiens, ça fait longtemps que je t'ai pas parlé de mes pérégrinations gynécologiques.

Pour ceux qui suivent pas dans le fond, j'en parle de temps en temps juste histoire de vous raconter comment ça se passe en vrai, en complément des analyses chiffrées et des concepts sur la relation patient/médecin produits par des gens plus calés que moi.

Donc là j'ai 33 ans, deux gosses, un implant contraceptif dans le bras et du gras un peu partout.
C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup ET SURTOUT POUR L'INTERNE QUI M'A EXAMINEE.

Donc on y va.

jeudi 17 mars 2016

Loubia Connection, le livre

Bon les zouz, une grande nouvelle, je me suis auto-éditée  (hé ouais on se la pète, nique Gallimard keskya)

Je me suis esquinté les mimines (oui heu les mains fines et poilues ci-dessous sont AUSSI à moi) à fabriquer quelques dizaines d'exemplaires d'une compilation de mes plus grands tubes volume 1.

Si tu veux commander ce merveilleux livret, pour la modique somme de, Maryse, 599 €, envoie-moi un mail à loubiaconnection@gmail.com pour qu'on tope là.


(en vrai, on m'a dit que des gens auraient envie de laisser quelques euros, ne serait-ce que pour couvrir les frais de port (pour info c'est environ 1,5 euros pour la France et 3 euros pour l'Europe), aussi tu peux laisser un petit truc si t'as envie en appuyant - si tu veux pas/peux pas, c'est pas grave, laisse moi quand même ton adresse que je t'envoie le bouzin)

Modes de paiement acceptés : Leetchi, lingots d'or, fromage de chèvre et slips troués d'Idris Elba.