lundi 5 mars 2012

Ah oui quand même, c'est ce que je me suis dit en écoutant les délires sous acide de notre nouveau meilleur ami, à savoir Cloclo "les sirènes du phare d'Alexandrie guideront tous les étrangers chez eux" Guéant. 

Faudrait inventer un nom pour ce genre de conneries, à ce niveau, ça relève du concept. Le point Godwin appliqué aux amalgames que même les Le Pen n'ont pas osé émettre parce qu'ils avaient peur de passer pour des cons. Et pourtant, ils osent tout les Le Pen, c'est même à ça qu'on les reconnaît.

Donc le mec fait un lien direct entre élections ouvertes aux étrangers et obligation de consommer de la viande hallal à l'école. Je passerai rapidement sur l'enjeu, qui ne me semble quand même pas vital. Je doute qu'il y ait des empoisonnements possibles à la viande hallal, mais peut-être que je me trompe, on sait jamais avec ces fourbes d'Arabes.

Après on va me dire que oui, mais c'est une question de ne pas se plier au fondamentalisme religieux, et que c'est déjà un scandale que des cantines ne servent pas de porc à la cantine, manger du porc est un droit, gnagnagnagna. Ok. Je propose donc que l'on étudie à la loupe les menus annuels des cantines scolaires, parce que je trouve que l'on ne sert jamais de céleri branche en salade, et que j'estime que c'est un droit. Qu'est-ce qu'on en a à foutre que l'on ne serve PAS quelque chose dans une cantine? Tu vas mourir parce que tu n'as pas ta ration de porc? Tu vas refuser de consommer le veau que l'on te propose à la place? Parce que oui, les Juifs et les Musulmans refusent de consommer un aliment interdit, et certains enfants se privent de bouffer pour suivre un précepte d'une religion. C'est vrai depuis des générations, et à ma connaissance, les chameaux de l'envahisseur islamiste victorieux n'ont pas encore défilé sur les Champs-Elysées. Dans les restos d'entreprise, tu as le choix entre environ quinze plats différents,et t'as même droit au cuistot sous-payé déguisé en bigouden qui te fait tes crêpes à la demande, donc gérer les desiderata et convictions de chacun est vachement plus simple.Les écoles s'adaptent à leur public, leur but étant qu'une majorité d'enfants repartent le ventre plein dans un budget contraint. Donc oui, on prend l'option qui permet à tout le monde de manger la même chose à moindre coût, et avec le moins de contraintes logistiques..

Ensuite, j'avoue que le lien entre étrangers et musulmans ne me semble pas évident En outre, cela signifie-t-il qu'il va falloir aussi vérifier la religion des Français candidats, des fois que certains d'entre eux soient interdits d'élection pour cause de religion musulmane? Puis bon, je ne suis pas sure que le hallal à l'école soit la préoccupation prioritaire d'un élu, même musulman. Après tout, il y a des places de crèches à ouvrir, des logements à trouver... 

Sur la viande hallal, le débat est fatigant. La différence entre du hallal et du pas hallal, ce n'est pas la technique d'abattage, mais si un mec avec une barbe a prié dessus ou pas. Et je pense que pour des soucis de rentabilité, un abattoir qui fait du hallal et du pas hallal ne va pas s'emmerder à pratiquer deux techniques d'abattage différentes. Il va égorger tout ça et ensuite en confier une partie aux bons soins du sheikh.

Après, discuter sur la cruauté de telle ou telle technique n'est qu'un faux débat. Vous avez déjà regardé le docu Notre pain quotidien?. On peut y voir des images d'abattoirs remplis de porcs, boeufs, poulets, qui sont zigouillés à la chaîne, sans aucun respect de l'animal. Un abattage avec étourdissement (parfois raté) ou un abattage par égorgement, c'est  la peste et le choléra. Le problème, c'est l'industrialisation.

J'ai envie de dire que tout ce simili-débat autour du hallal est une manière détournée, encore une, de dire du mal des étrangers, en faisant un gros amalgame entre nationalité, origine géographique (que ce soit en termes d'ethnie ou de territoire) et religion (et au passage caser que c'est quand même une civilisation d'arriérés). A deux mois de la présidentielle, j'espère que quelqu'un va élever le débat. Ou importer plein de PQ,  parce que si le pivot du débat électoral se joue sur des arguments pareils, on est vraiment dans la merde.

mercredi 1 février 2012

Nom de merde

Après 6 mois de silence radio qui ont succédés à un post écrit après 6 mois de silence radio, je reviens pour gueuler un coup, au sujet de mon sujet favori à savoir comment quand t'es une gonzesse tu n'existes que jusqu'à ton mariage (et si tu te maries jamais ben tu deviens périmée de la chatte et t'as plus qu'à devenir contrôleur des impôts pour évacuer ton aigreur).

Bon y a des putes comme Dame Fanny qui veulent pas d'enfants et des femelles équilibrées comme moi qui se font engrosser et qui assument, et qui au passage pensent au futur de la planète et au renouvellement des générations, nécessaire pour maintenir notre économie au niveau du triple A.

Bref j'ai pondu un deuxième alien, et je me suis tapé une grossesse à risque qui m'a permis de goûter aux joies d'une hospitalisation de quelques semaines.

Dans un billet précédent (rho mon premier post en plus quand j'étais jeune et bonne), je vous avais parlé du casse-tête administratif pour obtenir que M. Hamster inscrive mon nom sur sa carte d'identité. Là je vais vous parler du casse-tête de con pour maintenir mon nom tout court sur mon dossier médical. Si si.

Je me suis fait (ad)mettre sous mon nom de jeune fille, tout exprès parce que la sécu me connait sous ce nom là aussi, puisque je n'ai jamais fait aucune démarche de changement de nom suite à mes épousailles avec M. Hamster, que nous appellerons M. Gerbille pour les besoins de la démonstration.

Donc je me pointe à l'hosto en urgence, bonjour voici ma carte Vitale etc.
Suite à ça, M. Gerbille part pour faire mon admission (constituer mon dossier quoi) après que l'on m'a annoncé que je restais a priori jusqu'à la fin de ma grossesse. Et là-bas, en rongeur bien dressé, M. Gerbille leur donne ma carte d'identité en précisant bien que je me fais appeler par mon nom de jeune fille, et que si on m'appelle Mme Gerbille, ou bien je ne réponds pas, ou bien je vomis.

Tout se passe bien pendant les premières semaines, je m'appelle Mme Hamster, c'est top. Puis un jour, je me réveille à 8  heures du mat' avec un thermomètre dans le cul (bon en fait maintenant le thermomètre au mercure dans le fion c'est dépassé, mais je voulais écrire cul) et au bout du thermomètre une infirmière qui me dit d'un ton jovial "Bonjour Mme Gerbille! elle a bien dormi?" (au passage, non pétasse, puisque ta collègue est passée à 00h30 pour prendre ma tension. Ben oui, je dormais, quelle conne, alors que j'aurais pu rester devant TF1 qui rediffusait une émission passionnante  "Nains hydrocéphales et puceaux, comment les aider?" présentée par Julien Courbet.) Je lui dis qu'elle s'est trompée de chambre et là elle me montre mon dossier avec une étiquette avec le nom de mon mari en gras, et en tout petit style conditions générales de ventes "Née : Hamster". Mais vraiment en tout petit.

Je demande immédiatement à ce qu'on me rende mon nom, l'infirmière me dit "ah mais c'est pas moi c'est les admissions". Aux admissions on me dit "ah mais c'est pas moi c'est la machine qui a pris en compte votre nom de femme mariée" ou "ah mais c'est pas moi c'est toi la connasse qui complique tout en ne faisant pas comme tout le monde". Texto on m'a dit "Mais madame chez nous quand vous êtes mariée, vous prenez le nom de votre mari". Je savais pas que c'était l'hôpital qui décidait. Du coup, pendant le reste de mon séjour, je suis passée pour la chieuse de service, parce que mes analyses se sont perdues puisque leur putain de machine avait choisi mon nom à ma place, que mon régime alimentaire fibres + pour faire caca mou avait été annulé et que du coup je leur ai coûté une fortune en Microlax.

Et je conclurai ce coup de gueule par la phrase, prononcée par une sage-femme  : "Il faudrait corriger les choses madame, ce serait plus simple, et qu'est-ce que ça change pour vous?" Ben je sais pas moi, dès demain, je vais t'appeler Bernadette alors que depuis ta naissance tu t'appelles Laura, et on en reparle dans dix jours. Poufiasse va.

vendredi 20 mai 2011

A l'heure où l'on se demande si DSK, en sortant de la douche, n'a pas glissé sur la savonnette pour finir hop!, le zizi contre la bouche d'une femme de chambre qui se trouvait malencontreusement là, Marie-Claire nous remet les idées au clair sur ce qu'une femme doit faire et ne pas faire.



A côté de la bouche à pipes de Laëtitia Casta (ou comment une femme ne peut pas être sexy si elle n'a pas la bouche entrouverte), on va t'expliquer comment aimer le sexe sans passer pour une pute (sous-entendu "tu peux être cochonne mais pas au point qu'on croit que parfois c'est toi qui as envie").

A partir de maintenant, je conjecture. Je n'ai pas eu le coeur de sortir 2 euros pour engraisser les rédacteurs de ce torche-balle, aussi n'ai-je aucune idée de ce que recouvre un titre pareil. Mais bon, je trouve que ça annonce la couleur quand même.

Moi j'en connais des "filles faciles". Enfin des meufs qui ont une vie sexuelle sans avoir de mec quoi. Elles sortent, elles croisent un gars sympa, elle couchent et elles ne rappellent pas forcément.
Quelles salopes tout de même. Même pas la délicatesse de faire semblant, de minauder, alors qu'elles ont juste envie de se prendre une cartouche. Et même pas le bon sens, parce qu'après tout ce sont elles les femmes, qui font l'amour de manière cérébrale, de rêvasser des jours à cet homme, qui leur a fait passer une nuit magique, et de leur faire croire ne serait-ce qu'une semaine, qu'il est potentiellement l'homme de leur vie.

Alala les valeurs se perdent moi je dis. Bientôt, ce sont les femmes qui gagneront des sous dans les couples, et elles auront le droit de vote. Quelle perspective glaçante!